ARCHIVES

 

Les archives d'articles de presse depuis la création de ce site. Certains classés par date, par sujets, d'autres en attente.

          décembre 2002
janvier 2003 février 2003 mars 2003 avril 2003 mai 2003 juin 2003
juillet 2003 août 2003 septembre 2003 octobre 2003 novembre 2003 décembre 2003
janvier 2004 février 2004 mars 2004 avril 2004 mai 2004 juin 2004
juillet 2004 août 2004 septembre 2004 octobre 2004 novembre 2004 décembre 2004
janvier 2005 février 2005 mars 2005 avril 2005 mai 2005 juin 2005
juillet 2005 août 2005 septembre 2005 octobre 2005 novembre 2005 décembre 2005
janvier 2006 février 2006 mars 2006 avril 2006 mai 2006 juin 2006

 

 

 

Les liens ci-dessous, renvoie vers des articles dans des agences de presse, journaux ou sites. En cliquant dessus, vous quittez dignite.org, dans la plupart des cas.

 

 

Violences sexuelles contre les enfants: numéros spéciaux de «Mon Quotidien» et du «Petit quotidien»

AP | 02.03.05 | 17:59


PARIS (AP) -- Les journaux pour enfants «Mon Quotidien» et «Le Petit quotidien» publient jeudi un numéro spécial pour expliquer aux enfants ce qu'ils doivent savoir sur la violence sexuelle, à l'occasion de l'ouverture à Angers (Maine-et-Loire) du procès d'un réseau pédophile présumé.
La violence sexuelle «est une réalité dont de nombreux enfants sont victimes», justifie la rédaction en chef des deux journaux dans un courrier adressé mercredi aux parents des petits lecteurs, qui sont invités à lire ce numéro particulier avec leurs enfants.
«Sans tabou», ce numéro explique précisément ce que sont les relations sexuelles, ou encore ce qu'est viol, une agression ou un pédophile. Les journaux rappellent à leurs lecteurs qu'ils ont le droit de refuser les sollicitations et leur précise comment ils peuvent être prudents. Ils soulignent également que les auteurs des agressions sexuelles sont souvent des personnes que les enfants connaissent bien.
«Mon Quotidien» (pour les 10-14 ans) et «Le Petit Quotidien» (pour les 7-9 ans) sont des journaux d'actualité qui paraissent tous les jours de la semaine. Edités par le groupe Play Bac, ils sont uniquement distribués par abonnement. AP

 

REIMS, 2 mars 2005 (AFP)
Fourniret: les accusations de son épouse, ses mises en examen

Le tueur en série présumé Michel Fourniret, accusé par sa femme d'une vingtaine de meurtres, est mis en examen pour huit homicides et une tentative d'enlèvement, commis entre 1987 et 2003 en France et en Belgique. Côté belge, ce Français de 62 ans, incarcéré en Belgique, est inculpé pour le meurtre d'Elizabeth Brichet, 12 ans, en 1989, celui d'une jeune fille au pair disparue en 1993, et pour une tentative d'enlèvement qui a conduit à son arrestation en 2003. En France, il est mis en examen pour six meurtres: Isabelle Laville, 17 ans, en 1987; Fabienne Leroy, 20 ans, en 1988; Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, en 1989; Natacha Danais, 13 ans, en 1990; Céline Saison, 18 ans, en 2000; Mananya Thumpong, 13 ans, en 2001. Michel Fourniret reconnaît sa culpabilité dans huit de ces dossiers, niant avoir tué la jeune fille au pair que le couple avait recrutée en 1993 et que les policiers n'ont toujours pas réussi à identifier ni à retrouver. Des fouilles devraient reprendre prochainement dans la résidence des Fourniret à Sart-Custinne (Belgique). De prochaines fouilles doivent également intervenir concernant le corps d'Isabelle Laville, que Fourniret dit avoir jeté dans un puits dans l'Yonne, de même que pour Farida Hellegouarch, compagne d'un ancien co-détenu que Fourniret raconte avoir tuée en 1988 en région parisienne. Dans ces deux affaires, il se dit prêt à coopérer pour aider à retrouver les corps. Sa femme Monique Olivier, 56 ans, avait mis au jour en juin 2004 le passé meurtrier de son mari, l'accusant à l'époque des huit meurtres pour lesquels il est aujourd'hui poursuivi et de celui de Farida Hellegouarch. Elle affirme désormais qu'il est l'auteur de dix autres homicides. Sans citer de noms, elle a décrit mi-février deux meurtres commis par son mari dans l'Yonne en 1989 et 1990, laissant deviner qu'il s'agissait de Marie-Angèle Domece, une handicapée de 19 ans, et de Joanna Parrish, une Anglaise de 20 ans, disparues dans la région aux mêmes dates et dans les mêmes circonstances. Quelques jours plus tard, elle a de nouveau accusé Fourniret d'avoir tué deux baby-sitters recrutées par le couple entre 1990 et 2000 et six jeunes filles, sans plus de précisions, des déclarations qualifiées de "relativement vagues" par la justice belge, qui s'attache à vérifier ses propos. Monique Olivier est mise en examen pour complicité dans quatre dossiers côté français et deux côté belge.

 

BRUXELLES/PARIS (AP) -- Le décompte macabre des victimes supposées de Michel Fourniret se poursuit. Le tueur en série présumé est ainsi régulièrement mis en cause par son ex-femme Monique Olivier qui lui a attribué huit nouveaux meurtres depuis la mi-février, selon le substitut du procureur du Roi de Dinant (Belgique), Philippe Morandini. Selon le magistrat, interrogé mercredi par l'Associated Press, Michel Fourniret se verrait désormais attribuer 19 meurtres par son épouse et complice, dix en Belgique et neuf en France. 

 

PÉDOPHILIE Après la sinistre «affaire d'Outreau», une soixantaine d'accusés devant la cour d'assises du Maine-et-Loire
Rendre justice à l'enfant-victime

PAR CLAIRE BRISSET *
[02 mars 2005]

Encore ? Oui, encore. Encore une fois s'ouvre en France un procès que l'on souhaiterait «exemplaire» sur des faits que l'on voudrait pouvoir imaginer «uniques». Uniques, des abus sexuels, des viols sur enfants, de la prostitution organisée en famille ? Unique, l'exploitation sexuelle, par leurs parents, d'enfants dont certains ne savaient pas encore marcher ? Unique, l'échange d'un enfant, pour quelques heures, contre un pneu, contre le contenu d'un chariot de supermarché ? Unique, cette descente aux enfers de près de cinquante enfants, pendant des mois, voire des années, des enfants qui allaient à l'école et, pour nombre d'entre eux, vivaient dans des familles suivies par les services sociaux ?


Malheureusement non. Le procès qui s'ouvre demain, à la cour d'assises du Maine-et-Loire, procès dont on voudrait tant qu'il soit exceptionnel, s'inscrit – force est bien de le constater – dans une série dont on ne voit pas la fin. Après la sinistre affaire d'Outreau, dont on ne connaît pas l'épilogue puisqu'elle va revenir en appel, le procès d'Angers va de nouveau envahir la presse pendant plusieurs mois et, avec elle, la conscience publique.

Pendant de longues semaines, pour peu que le procès ne se déroule pas à huis clos, l'opinion sera abreuvée de détails innommables sur ce qu'une société postindustrielle est capable d'infliger à ses enfants : l'effraction dans ce qu'ils ont de plus intime, leur réduction à l'état de marchandises au néant, la négation de leur humanité.


Ce qui, dans le cas présent, force une fois de plus l'interrogation, n'est pas seulement l'énormité des actes en cause, le fait qu'ils aient été si longtemps ignorés, passés sous silence. C'est aussi le traitement pénal de ce type d'affaires, puisqu'il faut bien entrer dans une typologie. En d'autres termes, notre société, si évoluée, si élaborée, est-elle capable de réfléchir sur l'irreprésentable, au point d'améliorer le traitement pénal d'actes de cette nature, d'une part, d'autre part d'en atténuer l'impact sur les victimes et enfin de tenter un véritable travail de prévention ?

A l'évidence, le chantier est immense. Le garde des Sceaux l'a bien compris qui a chargé un haut magistrat, Jean-Olivier Viout, procureur général à Lyon, de réfléchir sur ces questions et de dégager des préconisations. Nul doute que le ministre de la Justice, Dominique Perben, considère comme prioritaire la mise en oeuvre de ces préconisations.


Pour ma part, comme je l'ai dit devant la commission Viout, plusieurs points me semblent ici fondamentaux. Le premier porte sur la place de l'enfant victime dans un procès de cette nature. Faut-il rappeler que l'objectif même de la procédure vise bien entendu à sanctionner les coupables, mais aussi à rendre justice à la victime ? Celle-ci, par conséquent, doit être respectée comme telle. La loi de 1998, qui a expressément prévu que les enfants victimes d'agressions sexuelles et de viols fassent l'objet d'un enregistrement filmé, pour leur éviter d'avoir à redire maintes fois ce qu'ils ont subi et limiter les confrontations avec leurs agresseurs, cette loi est très mal appliquée. Trop peu de policiers, de gendarmes, de magistrats ont été formés à l'audition de l'enfant victime, trop peu de psychiatres et de psychologues sont invités à participer à ces auditions pour en atténuer l'impact sur l'enfant, trop peu de magistrats utilisent cet enregistrement... lorsqu'il existe.


L'application de cette loi – qui nous rapprocherait enfin des procédés utilisés en ce domaine ailleurs en Europe – est de toute évidence une urgence. Mais elle ne suffira pas. Encore faut-il que le temps du procès ne soit pas pour les enfants victimes l'occasion d'une épreuve supplémentaire. Qui n'a en mémoire ces enfants d'Outreau traités de menteurs en pleine cour d'assises par ceux qui sont aveugles et sourds au destin des victimes ? Lorsque, à dix ans, on vous demande, devant vos propres parents qui reconnaissent vous avoir violé, l'exacte description de faits qui se sont produits plusieurs années auparavant, au moment où vous appreniez à lire et à écrire... qui peut, en toute bonne foi, attendre quoi que ce soit d'une parole «recueillie» dans de telles conditions ?


Recueillir la parole des enfants ne relève ni des bonnes intentions ni de la claque dans le dos. Seuls des professionnels aguerris peuvent en être chargés. D'autre part, tous les enfants victimes d'atteintes aussi graves à leur intégrité – surtout si elles ont été commises par leurs propres parents – ont besoin d'être aidés avant, pendant et après le procès. Par qui ? Cette simple question renvoie à la situation catastrophique dans laquelle notre société a laissé s'échouer la pédopsychiatrie. Catastrophique non par la qualité des professionnels en cause, qui n'est nullement en question, mais par leurs effectifs devenus inexplicablement squelettiques, ce que le Comité des droits de l'enfant des Nations unies a vivement reproché à la France.


Restent deux points, et non des moindres. Il est essentiel que, dans des procès comme celui qui s'ouvre à Angers, l'anonymat des victimes fasse l'objet du respect le plus scrupuleux. Non pas seulement parce que la loi sur la presse de 1881 l'impose à tous les professionnels de l'information. Mais aussi, plus simplement, pour éviter la stigmatisation des victimes qui n'ont pas à porter, en plus de ce qu'ils ont déjà subi, ce que Boris Cyrulnik appelle douloureusement «une étoile noire», agrafée pour toujours sur leurs vêtements.


Enfin, bien sûr, subsiste l'ultime interrogation. Pour que s'ébauche réellement une prévention de crimes de cette nature, encore faudrait-il qu'ils soient davantage décryptés, interprétés, analysés. Pourquoi notre société est-elle capable, à l'égard de ses enfants, du meilleur comme du pire ? Pourquoi des comportements non seulement abjects mais aussi radicalement contraires à ce qui fonde notre humanité – la préservation des plus jeunes, le respect des frontières entre les générations, pour ne pas parler du tabou de l'inceste – pourquoi et dans quelles conditions voit-on s'évanouir la notion d'interdit absolu ? C'est à cette question radicale que devraient nous inviter le procès d'Angers et aussi, malheureusement, ceux qui suivront.

(*) Défenseur des enfants Le Figaro

 

"La justice peut permettre à l'enfant de quitter son statut de victime"
LE MONDE | 02.03.05 | 13h57

Entretien avec Thierry Choubrac, pédopsychiatre au centre hospitalier de Béziers.

L'unité d'accueil pour les enfants victimes de violences sexuelles de l'hôpital de béziers, où vous travaillez, est un site pilote créé en 1999, après l'adoption de la loi guigou. quelle était alors la situation ?

A l'époque, les enfants étaient entendus dans un commissariat ou une gendarmerie, et l'on ne s'intéressait pas vraiment à la manière dont on recueillait leur parole. C'est pourtant essentiel : si l'enfant est dans un endroit qui ne lui est pas familier et qu'un officier de police judiciaire lui répète à plusieurs reprises, une fois qu'il a raconté son histoire, "Tu es sûr que les choses se sont passées ainsi ?", l'enfant pense que l'on ne le croit pas et il finit par douter de ce qu'il a à dire.

La loi Guigou avait donc pour ambition d'entendre les mineurs sans les "survictimiser" : le recueil de leur parole devait s'effectuer dans des conditions adaptées à leur vulnérabilité afin que l'audition ne constitue pas un traumatisme supplémentaire. Le premier protocole français a été signé ici, à Béziers, le 20 janvier 1999, entre, notamment, le centre hospitalier, le tribunal de grande instance, la direction départementale de la sécurité publique et la gendarmerie.

Depuis, nous recevons l'enfant à l'hôpital et nous prenons le temps d'expliquer longuement - à l'enfant, à ses parents ou à ses substituts de parents - pourquoi nous l'auditionnons et qui le fera. Nous lui faisons visiter la salle d'audition, qui est dotée d'une caméra, et la salle d'enregistrement, où il y a une glace sans tain. L'audition se passe en présence d'un officier de police judiciaire et d'un membre de l'équipe de pédopsychiatrie.

Le témoignage est enregistré et, normalement, l'enfant n'est pas réentendu au cours de la procédure judiciaire afin qu'il n'ait pas à raconter son histoire plusieurs fois, à des personnes différentes, dans des lieux différents. Au cours de l'année 2004, nous avons réalisé 79 auditions.

Après l'audition, continuez-vous à suivre ces enfants ?

Nous leur donnons systématiquement un rendez-vous et nous n'avons jamais eu de refus. Parfois, même si c'est assez rare, une séance suffit, mais la plupart du temps, un suivi est nécessaire au sein du centre médico-psychologique. Nous sommes alors là pour soutenir l'enfant, car il est difficile d'avoir parlé et d'attendre le procès.

Le procès occupe-t-il une place particulière pour l'enfant ?

Le procès a un rôle très important, car il donne un sens à ce qui s'est passé. S'il y a un énoncé de justice, quel que soit le quantum de la peine, l'enfant se sent entendu non plus dans un cercle intime - un psychiatre, un psychologue - mais dans un cercle social. La justice reconnaît qu'il s'est passé quelque chose, ce qui peut permettre à l'enfant de quitter son statut de victime, même s'il a subi un traumatisme psychique.

Nous mesurons les bénéfices de cet acte social qui a lieu dans un cadre judiciaire codifié lorsque nous suivons les enfants : si une sentence a été prononcée, ils comprennent que leur dignité a été reconnue et respectée. Nous pouvons alors commencer un travail thérapeutique plus approfondi sur leur traumatisme psychique.

Quels sont les éléments qui permettent à ces enfants de surmonter de tels événements ?

La justice est essentielle, mais l'environnement de l'enfant, qu'il s'agisse de ses parents ou de ceux qui veillent sur lui dans le cadre d'un placement, est évidemment d'une grande aide.

Beaucoup de choses dépendent aussi de son développement psychique antérieur : si l'enfant a eu, avant les faits, des carences affectives ou un développement psychique entravé, son avenir est plus incertain. L'âge de l'enfant joue lui aussi un rôle : s'il est très jeune, il ne peut s'exprimer avec des mots, ce qui rend les choses plus difficiles. Enfin, le fait que l'agression ait été répétée pèse lourd, notamment lorsque les enfants ont subi des violences pendant des mois, voire des années, sans en parler.

Certains s'en sortent difficilement : ils développent des pathologies psychiatriques graves ou plongent dans la violence, la prostitution ou la répétition - les enfants victimes peuvent devenir alors des adolescents ou des adultes agresseurs. Mais d'autres, et ils sont nombreux, s'en sortent bien.

Propos recueillis par Anne Chemin
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.03.05

 

Kansas: un présumé tueur en série devant la justice
Mise à jour le mercredi 2 mars 2005 à 1 h 29
.

Une sombre page de l'histoire du Kansas serait sur le point d'être tournée.


.
Dennis Rader est décrit comme un père de famille consciencieux, religieux et impliqué dans sa communauté.
.
Un présumé tueur en série, qui aurait fait au moins 10 victimes depuis 1974, a été accusé de 10 meurtres, mardi, devant le tribunal de Sedgwick.

Dennis Rader, 59 ans, a été arrêté vendredi, lors d'un contrôle routier. L'ancien employé d'une société de sécurité était connu dans son milieu comme un père de famille consciencieux, religieux et impliqué dans sa communauté.

Il a comparu pour la première fois mardi, par vidéoconférence, depuis sa cellule du centre de détention. Le tribunal a fixé sa caution à 10 millions de dollars.

Il est soupçonné d'être le meurtrier BTK, pour « Bind, Torture, Kill » (ligoter, torturer, tuer) qui décrit la méthode d'assassinat particulièrement sadique du tueur en série.

BTK, qui s'est lui-même baptisé ainsi, aurait tué au moins 10 personnes entre 1974 et 1991.

Une famille assassinée

En janvier 1974, dans une maison de la banlieue de Wichita, la police a découvert toute une famille massacrée.

Le tueur avait coupé les lignes téléphoniques avant de s'introduire chez ses victimes. Il a d'abord étranglé le père, puis la mère, avec la corde des rideaux. Il a ensuite pendu leur fille de 11 ans, et a étouffé le fils de 9 ans en lui plaçant un sac en plastique sur la tête.

Neuf mois après les faits, un jeune homme a affirmé qu'il était l'auteur des meurtres, avec deux autres complices. Outré de ce faux aveu, le tueur a envoyé une lettre à la presse donnant des détails sur le crime, et affirmant que « ces trois gars cherchent uniquement à se faire de la publicité ».

À chaque nouveau meurtre, il envoyait du courrier et des éléments matériels, comme des morceaux de vêtements de ses victimes.

Outre la famille de Wichita, le tueur est soupçonné d'avoir assassiné six femmes.

Après des décennies de mystère, le meurtrier a refait surface en avril 2004 avec une nouvelle lettre aux médias, dans laquelle il affirmait avoir tué une autre jeune femme en 1986.

S'il est reconnu coupable, Dennis Rader ne sera pas passible de la peine de mort, qui a été rétablie au Kansas en 1994.

 

Fourniret accusé par sa femme de trois nouveaux meurtres
pix
En revanche, la police ne croit pas que le tueur présumé a enlevé Estelle Mouzin.

Par Marc PIVOIS

mercredi 02 mars 2005 (Liberation - 06:00)

dans ses révélations en cascade, Monique Olivier, 56 ans, la femme du tueur en série présumé Michel Fourniret, 62 ans, a accusé, hier, son mari de trois nouveaux meurtres de jeunes filles commis en Belgique, lors d'une audition par le juge d'instruction à Dinant (Belgique). Avec ces trois crimes, le nombre total des assassinats, en France et en Belgique, dont elle accuse son mari, mais que lui nie en partie, se monte à dix-sept.

Policiers, gendarmes et magistrats français, étaient réunis hier au ministère de la Justice, à Paris, pour faire le point sur ces crimes réels ou supposés. Car Fourniret, lui, a jusqu'ici reconnu six meurtres en France et deux en Belgique, ainsi qu'une tentative de meurtre. Monique Olivier va plus loin. Dans un premier temps, elle l'a d'abord accusé d'avoir oublié une victime dans ses aveux, qu'il n'a pas reconnue. Puis, à la mi-février, elle l'accuse de deux nouveaux meurtres, perpétrés dans l'Yonne en 1988 et 1990. Quelques jours plus tard, elle revient à la charge en accusant son mari d'avoir tué trois baby-sitters engagées par le couple. Hier, le juge d'instruction de Dinant révélait que Monique Olivier avait donc, une fois encore, accusé son mari de trois autres meurtres commis en Belgique. Mais Fourniret nie formellement cette nouvelle série.

A Paris, les enquêteurs essaient aussi d'y voir clair. Les nouvelles accusatio